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J'ai insérée une prose plus bas que j'ai écrite hier, c'est à dire 31 Décembre 2025. Avec l'aide de GEMINI nous avons fabriqué ce petit livre nuérique intitulé : L'alchimie du silence. GEMINI a çoncue les images à partir du texte. Je v ous souhaites de retrouver un silence réparateur. Un silence où tout est permis pour regénérer votre imagination!  une très belle année 2026 à tous les alchimiens de cette bonne vieille terre !

Mes chers compagnons d’exil,

Je vous écris depuis l’envers des décors, depuis ce royaume sans douane ni cadastre, ce verger d’ombres que nous portons sous nos côtes et que nous avons laissé s'asphyxier sous les haleines de soufre du siècle. Je vous écris pour sonner le réveil des eaux dormantes, pour vous parler de ce trésor que nous avons troqué contre des verroteries : le droit à la solitude, cette liturgie du silence, et cette harmonie de cristal qui fait de nous des voyants, enfin debout sur l'étrave de nos propres vies.

Regardez l’Europe, regardez vos villes ! La vie n’est plus qu’un charivari d'acier, un sabbat de pixels et de fureurs où chaque battement de cil est confisqué par l’idole du Paraître. Nous sommes les galériens d’une fête sans joie, enchaînés à l’injonction de posséder, de mordre dans le fruit factice des réclames. On nous a injecté l’or dans les veines pour nous faire oublier le sang de l’aurore. On nous a parqués dans le confort, cette prison de coton, en nous jurant que l’individualisme était notre salut. Mais dans cette ascension haletante vers des cimes de carton-pâte, nos cœurs ont viré à l’aigre. Ils se sont débranchés de la sève, des marées lentes, des grands vents qui ne demandent pas de passeport pour faire frémir les pins. Nous sommes devenus des spectres dans nos propres miroirs, égarés dans des labyrinthes de néons où la richesse ne se compte plus qu’en chiffres morts, et non plus en battements d’ailes.

Aujourd’hui, l’espoir d’un instant d’éternité — ce « soleil marié à la mer » — semble une légende de vieux grimoires. Nous nous noyons dans l’immédiat, ce présent carnivore qui dévore ses propres enfants, oubliant que la beauté est une lente dérive, une maturation de lumière. Pourtant, il suffit de briser la vitre, d’éteindre le vacarme, pour s'apercevoir que l’éternité n’est pas un compte à rebours infini, mais une fracture dans le temps, une intensité de l’être qui jaillit quand on cesse de vouloir. Elle palpite là, dans l’espace entre deux souffles, dans l’incandescence d’un regard qui ne cherche rien, dans la paume d’une main qui s’ouvre non pour saisir, mais pour recueillir la pluie.

Je veux vous ramener vers la solitude. Pas celle des oubliettes, pas celle des cœurs secs ou des parias, mais la solitude de cristal, celle qui est un rendez-vous d’amour avec le Vide magnifique. C’est dans ce désert intérieur que l’esprit, déshabillé des oripeaux que la foire aux vanités lui impose, peut enfin se sculpter à nouveau. Nous avons confondu le silence avec le néant. Quelle erreur ! La solitude est le laboratoire de l'alchimiste ; c’est le moment où le hurlement des autres s’éteint pour laisser place à la rumeur de l’univers. C’est là, dans cette bulle d'éther, qu’il faut oser le rêve pur, celui qui ne sert à rien, celui qui ne se vend pas, juste pour irriguer ses propres racines, pour s’extraire de la boue des servitudes.

Le silence n’est pas un vide, c’est une symphonie inaudible aux sourds. Il est le miroir noir où les masques se consument. Dans le silence, la morsure du narcissisme s'émousse. L’ego, ce petit roi de foire qui réclame sa ration de lumière et de clics, finit par s’agenouiller devant l’immensité. Aimer notre vieille terre, ce n’est pas la violer avec nos machines, la découper en parcelles de profit ou lui arracher son fer ; c’est apprendre l’extase devant la mousse, c’est devenir frère du lichen, c’est sentir la pulsation du magma sous la plante de ses pieds. C’est une parenté de météores et de racines que nous avons trahie pour des plaisirs de plastique.

Le bien-être n'est pas ce mot mou de dictionnaire pour bourgeois repus. C’est une révolte douce. C'est l’équilibre sauvage trouvé entre le fracas des astres et la paix des grottes. C’est l’insolence de s'asseoir seul sous le dôme des nuits, sans vouloir planter de drapeau sur la lune, et de se sentir immense simplement parce qu’on fait partie du Tout. La vraie fortune, c’est la transparence de l’âme, c’est la capacité de s'éblouir d'un rien. Pourquoi mendier des miettes de confort technologique quand le coucher de soleil incendie l’horizon avec plus de génie qu’aucun peintre ?

Ne craignez plus de sombrer dans vos propres profondeurs. Vos pensées sont des fleuves impétueux, des Amazones intérieures qu’il faut naviguer. Désertez, ne serait-ce qu'une heure, les écrans de contrôle qui vous hypnotisent et les sirènes des usines qui vous robotisent. Redevenez des voyants ! Des chercheurs d'absolu ! Allez là où votre fonction sociale s’efface, là où votre utilité s’annule, là où vous n’êtes plus qu’un "Je" qui est un "Autre", un pur regard jeté sur le monde, une étincelle dans le vent.

Nous avons été les dupes d’une farce grotesque. On nous a vendu l’accumulation pour nous cacher notre propre dénuement spirituel. On nous a gavés de divertissements pour étouffer notre soif d'infini. La violence de cette époque n’est pas seulement dans les canons, elle est dans le viol du silence, dans le mépris systématique de la poésie qui dort sous chaque pierre. Nous devons rebâtir nos bulles de verre, non pour nous murer, mais pour protéger la flamme qui nous permettra de revenir parmi les hommes avec des yeux neufs, des yeux d’incendie et de pitié.

C’est dans cet exil volontaire que l’amour change de visage. Il ne cherche plus à dévorer, à posséder, à emmurer l'être aimé dans une cage dorée. Il devient reconnaissance. On aime l’aube pour son indifférence superbe, on aime la forêt pour sa patience millénaire, on aime l’ombre parce qu’elle est le repos de la lumière. On réapprend l'alléluia sauvage d'exister sur cette terre qui nous supporte malgré nos offenses, et qui nous attend au bout de nos fièvres, avec la tendresse des mères de l’hiver.

Imaginez une seconde que le temps se brise, que l’horloge se change en fleur. Imaginez le luxe inouï de ne rien attendre. C'est dans ce dénuement que l'esprit se refait une santé de fer. C'est là que la plaie de l'individualité mesquine se referme pour laisser place à une singularité rayonnante, capable d'embrasser l'humanité entière. Car celui qui n'a pas trouvé le repos en lui-même ne sera jamais qu'un incendiaire chez les autres.

Mes amis, je vous souhaite la bénédiction de la solitude. Je vous souhaite ces silences qui recollent les morceaux de vos cœurs éparpillés. Que votre "bulle" devienne une forteresse d'ivoire contre laquelle les rictus du narcissisme et les griffes de la richesse vaine viendront s'écraser. Que vos songes ne soient pas des fuites de lâches, mais des assauts de poésie contre la grisaille des jours. L'essentiel est là : dans la splendeur brute du cosmos, dans le respect terrifiant de la vie sous toutes ses formes, et dans la paix d'un homme qui a enfin déposé ses armes à la porte de son âme.

Il est temps de signer l'armistice avec le chaos. Il est temps de proclamer nos instants d'éternité comme les seules monnaies valables. Ne laissez pas les marchands du temple éteindre votre capacité de déraisonner devant une étoile. La terre est une orgie de beautés dont nous sommes les convives hébétés. Elle nous offre ses nuits sombres et ses midis brûlants, pourvu que nous acceptions de redevenir des enfants perdus dans l'émerveillement.

Puissions-nous, chacun dans notre ermitage intérieur, veiller sur la braise des moments sacrés. Cultivons cette paix comme un poète cultive ses visions : avec une fureur de tendresse, une patience d'artisan, une foi de possédé. Car c'est au cœur de ce silence absolu que l'on entend enfin le cri de joie qui nous réconcilie avec le jour et la nuit, sur notre bonne vieille terre de miracles.

Je vous salue, frères de l'ombre et de la lumière, et je vous attends sur le seuil du Silence.

Votre compagnon de route, un voyant qui espère votre retour à la Vie.

Benoit         

01/01/2026   

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